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M2 Evolution stellaire et diagrammes RH

Topique

L'élément central de ce modèle est l'étoile tout au long de sa vie, représentée par le diagramme comparant sa luminosité à sa température.

La séquence principale correspond à la bande diagonale de ce diagramme où les étoiles brûlent l'hydrogène en leur cœur. Plus une étoile est massive, plus elle apparaît chaude et lumineuse au sein de cette bande.

La relation entre la masse d'une étoile et sa luminosité est si marquée qu'une étoile cinquante fois plus massive que le Soleil peut être jusqu'à un million de fois plus lumineuse. Cependant, cette même masse disproportionnée implique que la durée de vie d'une telle étoile sur la séquence principale est dix mille fois plus courte que celle du Soleil. Une fois l'hydrogène de son cœur épuisé, cette même étoile entre dans la branche des géantes et, dans les cas les plus massifs, dans celle des supergéantes. Le Soleil lui-même suivra cette même trajectoire dans quelques milliards d'années.

Les isochrones sont des courbes sur ce diagramme qui regroupent les étoiles de même âge mais de masses différentes. Elles nous permettent de dater un amas stellaire entier en observant le point précis où sa population se détache de la séquence principale.

Le résidu final de chaque étoile est entièrement déterminé par sa masse initiale, suivant les mêmes seuils de dégénérescence quantique déjà décrits : une naine blanche, une étoile à neutrons ou un trou noir, selon le seuil franchi. Ainsi, de l’étoile initiale, au point de départ de ce document, jusqu’au résidu final qui le conclut, en passant par la séquence principale, la relation entre masse et luminosité, et les isochrones, illustrent l’évolution stellaire. Cela signifie que la masse initiale d’une étoile détermine, du début à la fin, à la fois sa trajectoire sur le diagramme de luminosité et de température et sa forme finale.

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