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A6 Noyaux galactiques actifs et événements de perturbation des marées

Topique

L'élément central de ce modèle est le noyau galactique actif : le trou noir supermassif au centre d'une galaxie. Le taux d'accrétion de matière de ce trou noir peut varier considérablement au fil du temps, et lorsque ce taux atteint des sommets, la luminosité du noyau dépasse largement celle de toutes les étoiles du reste de la galaxie hôte – un état extrême appelé état de quasar.

Lorsqu'une étoile passe trop près de ce trou noir central, les forces de marée qu'il exerce peuvent vaincre sa propre gravité, et ce déséquilibre provoque la dislocation de l'étoile. Les fragments de cette étoile disloquée s'accrétent alors sur le trou noir, produisant un bref éclair de luminosité – un événement de rupture par effet de marée – qui disparaît dès que toute la matière disponible pour l'accrétion est consommée.

L'état de quasar et les événements de rupture par effet de marée partagent fondamentalement la même origine : des épisodes d'accrétion intense sur le trou noir qui produisent, outre un bref éclair de luminosité, un rayonnement et des jets capables de chauffer ou d'expulser le gaz entourant le noyau.

Ce sont précisément ce rayonnement et ces jets qui ralentissent la formation d'étoiles, au moins temporairement, et qui ralentissent également l'accrétion future du noyau, bouclant ainsi le cycle : l'accrétion intense produit un rayonnement et des jets ; ce rayonnement et ces jets chauffent et expulsent le gaz environnant, et cette expulsion de gaz, à son tour, réduit l'accrétion que le noyau lui-même pourrait supporter ultérieurement. Ainsi, du trou noir supermassif qui ouvre ce document au frein auto-imposé du noyau qui le clôt, en passant par l'état de quasar et les événements de rupture par effet de marée, le noyau galactique actif, poussé à l'extrême, finit par limiter la nourriture dont il dépend.

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